Les Catholiques dans la Vallée de l'Huisne

La vie des paroisses de La région de La Ferté-Bd, Montmirail, Tuffé, Vibraye

Nous sommes le 16/12/17
et il est 22:19

Pour connaître la paroisse à laquelle vous êtes rattaché, utilisez la liste déroulante ci-dessous pour sélectionner votre commune. N'oubliez pas de VALIDER.

A noter...


Denier de l'Eglise

Cliquez pour accéder au site du diocèse et voir la video...
denier du culte


Secours Catholique

Suivre l'activité nationale du Secours catholique


Ensemble paroissial :
La Ferté-Bd - Tuffé -ND du Val d'Huisne

Consultez
la page de l'ensemble paroissial


- les annonces de la semaine.


A compter du 1° octobre, la messe anticipée du samedi soir est célébrée à 18 h 00.
Pendant les mois de juillet et d'août, elle est célébrée dans une paroisse du rural.


le dimanche
Messe à 10 h 30 à La Ferté-Bd - Notre Dame des Marais.

samedi 9 décembre
Messe à 18 h 00 à St Antoine-La Ferté-Bd.

dimanche 10 décembre
Messe à 10 h 30 à Cherreau.

dimanche 17 décembre
Messe à 10 h 30 à Cherré.


Ensemble paroissial :
Montmirail - Vibraye


ACO

Action Catholique ouvrière


Soutenez la JOC

La JOC est vivante en Sarthe, bien sûr... mais elle a besoin de votre soutien. Notamment au travers de l'association les Bâtisseurs de l'Avenir. Ici les renseignements nécessaires pour adhérer et quelques informations sur les activités .

L'équipe du secteur de la Ferté-Bernard:

logo ACO

Elle existe depuis plus de trente ans... C'est dire que sa vie est chargée d'histoire.Notre équipe ACO est un lieu de rencontre authentique et ouvert. depuis sa création, plus de 50 personnes l'ont rejointe à un moment de leur vie. Beaucoup sont venus puis repartis, à cause d'un déménagement, d'un décès ou tout simplement parce que leur attente n'était pas satisfaite, parce qu'ils cherchaient autre chose...


Nos réunions

Nous nous réunissons environ une fois par mois. Nos rencontres se déroulent généralement sur le schéma suivant, mais sans contrainte.
1) Nous commençons par un "tour de table". Chacun exprime un ou plusieurs faits marquants pour lui. Il s'agit d' événements de notre vie professionnelle ou familiale. C'est un point essentiel car nous ne cherchons pas Dieu ailleurs que dans nos vies ou dans celles de nos frères.
2) Nous choisissons ensuite un de ces faits pour l'approfondir grâce aux questions des uns et des autres.
3) Puis nous abordons (sans que ce soit rigide) les questions de Foi. Comment vivre notre Foi dans ces événements? Comment Dieu nous parle-t-il à travers eux? Quelle prière nous monte aux lèvres?

Nos liens avec le mouvement

Nous sommes en lien avec le mouvement départemental par le biais de compte-rendu de réunions (du moins théoriquement) et par la participation aux réunions du Comité Diocésain. Par ailleurs, notre aumônier est désigné en concertation avec les responsables diocésains.
L'ACO, au niveau départemental, met à notre disposition des possibilités de retraites et de récollections avec des horaires adaptés au monde du travail.


Extraits de compte rendus de réunions récentes, de l'équipe de La Ferté-Bd

Extraits de la rencontre du 29 novembre 2007
- A... rencontre Mme X... . devant les HLM rue Le Nôtre. D'abord une conversation banale, puis les larmes viennent vite : électricité coupée, pas de chauffage, pas de cuisine. Trois enfants 2ans et demi, 7 ans et 14 ans ! Ce qui est étonnant, c'est la solidarité qui se vit dans le quartier. Une voisine lave son linge. elle va chez une autre pour laver ses enfants.

- des membres du SC ont demandé à quelqu'un un service. Réaction : "C'est la première fois depuis des années qu'on me demande d'aider. Dans le quartier, je suis l'alcoolo de service... et vous vous êtes venus me chercher !"

- A... rencontre quelqu'un qu'elle connaît pour l'avoir reçu à la permanence du SC et lui dit :

"Bonjour Louise (le prénom est changé).

- Bonjour ! Vous m'appelez par mon prénom ! Personne ne m'appelle par mon prénom."


Extraits de la rencontre du 4 janvier 2008
A... constate qu'au travail les v?ux consistent souvent à souhaiter de gagner au loto. "c'est pas ma préoccupation. Mais où qu'on aille, il semble qu'il n'y a que des préoccupations matérielles... mais je participe moi aussi à cette société de consommation".

B... Oui, mais à l'inverse, à l'usine, beaucoup de femmes font le choix du travail à mi-temps pour être disponibles pour leurs enfants. Du moins celles qui le peuvent financièrement ou parce qu'elles sont seules.

C... J'ai rencontré une femme qui vit seule avec 4 enfants de 10 à 16 ans. Elle travaillait auprès d'handicapés ou de personnes âgées. Elle me dit qu'elle ne travaille plus : un de ses fils a été entraîné dans une bande. Elle l'a su. "J'ai décidé d'arrêter de travailler. Depuis mon fils ne fume plus. Il va mieux". A ceux qui s'étonnent de sa décision, elle répond: "Pas question que ce soit mon gamin qui passe le dernier"...

M.L... évoque une tante âgée et très malade. "Elle parle avec lucidité de sa mort. Elle considère qu'elle a vécu et que la qualité de la vie vaut mieux que la durée. Elle fait totalement confiance en un Dieu d'Amour qu'elle a redécouvert, en lisant beaucoup.... Elle me dit :"Il n'y a qu'avec toi que je peux parler de çà..." Je lui ai proposé de communier, mais sa réponse a été claire :"Je n'ai pas besoin de çà"... Elle est présente à tout. Elle me dit

A... - Est-ce qu'elle parle de sa mort avec ses enfants ? Parce que , quand mon père dit par exemple, "c'est ma dernière tapisserie", je lui réponds quelque chose comme "tu m'agaces". Une sorte de stratégie d'évitement.

Al... - C'est difficile d'aborder ce sujet avec les parents; Aujourd'hui, on peut plus aider qu'eux. Ça fait drôle de se retrouver en première ligne.

......

L... - Le soir de Noël, j'ai dit : "il faudrait passer voir X.... (dont le fils est lourdement handicapé). Mais j'avais pas trop envie d'y aller. Finalement j'ai dit à M... "Je vais avec toi". Accueil formidable. B... s'est exprimé comme il a pu. Nous sommes repartis heureux. é‡a fait un bon Noël. Après çà, j'ai eu moins de scrupule à aller à la messe de minuit.

M... - D'un autre côté, R... est très préoccupée par les questions de foi. Elle remet beaucoup de choses en cause. Je lui dis "Ne t'interdis pas de croire... A certains moments elle demande :" Et toi où es-tu ?" C'est difficile de répondre...
...

M.L... - Il vaudrait peut-être mieux dire "je fais confiance" plutôt que "je crois"....

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Parole du Secrétariat national de la Mission ouvrière
Heureux les artisans de la paix

Vendredi 31 janvier 2003

Non à la guerre

Face aux menaces qui pèsent sur l'Irak, les opinions publiques, dans leurs grandes diversités, se mobilisent à travers le monde y compris aux USA. Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour dire non à la guerre. Cette mobilisation pèse sur les politiques. Par sa participation aux initiatives proposées, chacun apporte sa pierre à la construction de la paix.

La guerre n'est jamais une fatalité. Elle est toujours une défaite de l'humanité. Elle n'est jamais un moyen comme un autre que l'on peut choisir d'utiliser pour régler des différents entre nations. (1) Nous pensons d?abord au peuple Irakien. Lui qui a tant souffert des conséquences de l'embargo imposé à son pays, serait la première victime de la guerre. Oui, Saddam Hussein est un dictateur sanguinaire. Oui, il est dangereux mais d'abord pour son propre peuple. Rappelons-nous, pendant longtemps il aura été l'allié des puissances occidentales, dont la France, qui lui fourniront armes et matériels de guerre.

Une guerre, à forte odeur de pétrole, ne ferait que déstabiliser davantage la région. Outre les milliers de morts qu'elle provoquerait dans la population civile, elle renforcerait le sentiment d'humiliation dans les populations arabes et rejetterait dans les bras du terrorisme toute une génération de jeunes sans espoir et sans avenir.

Bâtir la paix

Chaque être humain aspire, au plus profond de lui-même, à la paix. Une paix qui permette de vivre dignement, de nourrir sa famille, de donner une éducation à ses enfants. é‰coutons cette femme africaine déclarer, au milieu des cris de haine des manifestants (hommes) en Côte d'Ivoire : Nous devons continuer à accueillir l'étranger comme nous l'avons toujours fait. Nous voulons vivre ensemble, sans armes et sans violences.

Comment travailler à l' établissement d' une paix durable ?

é‰tablir des relations plus justes entre pays riches et pays pauvres

La paix ne peut se bâtir que sur la justice, la démocratie et la dignité. Il nous faut pour cela revoir les rapports entre les pays riches et les pays pauvres. Des voix s'élèvent aujourd'hui pour dire qu'un autre monde est possible, comme aux forums de Porto Alegre, de Florence. Nous sommes nombreux à vouloir mettre en place d'autres rapports entre les peuples et à chercher ensemble des alternatives à un système libéral destructeur.
Dans nos relations au quotidien, dans notre association, notre syndicat, notre parti, savons-nous porter et faire grandir ces espérances ?

Tout en dénonçant les énormes inégalités chez nous et sur la planète, ayons aussi le courage de nous interroger sur notre manière de vivre et de consommer, sources d'énormes gaspillages de richesses. Cette course à la consommation nous rend-elle heureux ? Passer son dimanche à courir les magasins à la recherche de la bonne affaire nous épanouit-il ? Quel avenir construisons-nous ensemble, enfants, jeunes et adultes ?

Tisser des liens dans nos quartiers

On est fait pour s'entendre : tel est le slogan lancé par la JOC (2) pour son rassemblement à Bercy le 3 mai prochain. C'est un acte fort de foi dans l'avenir et en même temps un grand défi. Comment vivre ensemble sans se connaître et donc aller à la rencontre de l'autre et se parler ? Le dialogue est parfois devenu plus difficile dans nos quartiers, des communautés se referment.
Mais ils sont nombreux tous ceux qui y travaillent au travers de l'école, des associations, des centres sociaux et de santé, des municipalités, des mouvements, etc. C'est tout un réseau qui irrigue, donne de la vie, permet de tenir, de ne pas perdre pied. Nombreux, mais discrets, modestes. Loin des médias et des coups de pub, par leur patient travail, malgré les échecs et les coups durs, ils humanisent, donnent de l'espoir, créent des réseaux, ouvrent l'avenir. Donnons-leur la parole, mettons en valeur leur action quotidienne, leur engagement pour la paix, la dignité, la justice. Soutenons-les, rejoignons-les. Même s'il n'a aucun pouvoir, même s'il n'a pas d'importance, chacun de nous peut changer le monde . (3)

Heureux ceux qui construisent la paix, Dieu les appellera ses enfants " (4)

Cette promesse de Jésus n'a rien perdu de son actualité. Le combat pour la Paix que nous menons nous rend profondément heureux. Dans le quotidien de la vie, au coude à coude avec les femmes et les hommes de bonne volonté, nous grandissons en humanité chaque fois que la haine, la violence et la guerre reculent. Dieu, Père de tous les Hommes, nous donne la force de reconnaître en chaque être humain un frère et une s?ur et de percevoir en chacun d'eux une parcelle irremplaçable de son amour. Notre regard va-t-il jusque-là ?

Paris, le 31 janvier 2003

(1) Jean-Paul II le 13/01/03
(2) Jeunesse Ouvrière Chrétienne
(3) Président tchèque Vaclav Havel
(4) é‰vangile de Matthieu 5, 9
Sous la responsabilité du Comité épiscopal pour la Mission en monde ouvrier, le Secrétariat national regroupe les représentants de l'Action Catholique des Enfants, de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, de l'Action Catholique Ouvrière, des religieuses en mission ouvrière, des prêtres-ouvriers, des prêtres en paroisses populaires.
Contact : Secrétaire national Daniel Pizivin 29, Place du Marché St Honoré 75001 Paris
Tél : 01 42 61 06 01 -- Fax : 01 42 97 44 60 -- e-mail :
Secrétariat National ACO

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L'avenir de l'Humanité : La fraternité
Mission ouvrière mars 2004

Non à la violence

Nous sommes tous révoltés par le massacre qui a tué tant d'innocents à Madrid. Nos amis espagnols viennent de vivre un drame d'une violence inoué¯e. Leur souffrance est la nôtre. Pourtant nous croyons qu'un autre monde est possible. Nous ne voulons pas démissionner et baisser les bras. Il est possible d'apprendre à VIVRE ENSEMBLE dans le respect de chaque groupe, de chaque personne !

Pourquoi les peuples ne s'engageraient-ils pas ensemble pour faire advenir la justice, la fraternité et la paix ? ...pour TOUS !

L'avenir de l'humanité : la non-violence !

Nous avions été des millions à dire : NON à la guerre contre l'Irak... Aujourd'hui nous sommes encore des millions à dire : NON à ces tueries aveugles !

Non à toutes les formes de violence : NON aux murs de haine, NON aux enfants achetés ou volés pour les prostituer, les enrôler comme soldats, ou pour vendre leurs organes.

Partout cherchons à faire triompher la NON-VIOLENCE : dans la famille, à l'école, sur les quartiers. Ne restons pas indifférents les uns aux autres. Prenons le temps de nous parler. Apprenons aux enfants à ne pas régler les conflits par la force, le mensonge, la vengeance. Permettons-leur de découvrir que la non-violence est un chemin de vie pour tous.

HEUREUX LES DOUX

L'avenir de l'humanité : la justice !

Si les pauvres des peuples et les peuples pauvres ne peuvent pas envisager un avenir meilleur, comment pourraient-ils ne pas être conduits au désespoir ? à l'humiliation ? à la violence ?

Quand le règne de l'argent cédera-t-il sa place à la volonté de partager le pain et l'eau, la culture et la santé, le travail et le logement ?

La terre est à tous ! Elle n'appartient à aucune cause multinationale !

L'avenir de l'humanité : la fraternité !

Vivre la fraternité, un long apprentissage de chaque jour ! Faire découvrir aux enfants combien la vie devient belle pour tous quand le soleil de l'amitié se répand de proche en proche ! La fraternité : pour faire reculer la solitude, l'ennui et la déprime, le chacun pour soi, la peur!... Elle ouvre portes et fenêtres sur des mondes nouveaux...

Viens t'asseoir à ma table, partageons le pain et le sel. Tu arrives de l'est ou de l'ouest, du nord ou du sud. Viens me faire goé»ter la beauté de ton pays et je te dirai que le soleil brille aussi chez nous. Comme chez toi, il n'oublie aucune maison, aucun visage. La terre est notre mère pourquoi n'y serions-nous pas comme des frères?

faites aux autres ce que vous aimeriez
que l'on fasse pour vous

L'avenir de l'humanité : la vérité et la liberté !

Pourquoi mentir à des personnes ou à des peuples entiers ? Pour manipuler ? Pour prendre le pouvoir ? Pour fausser les relations ?

Ce chemin-là est source d'humiliations et de conflits. seule la vérité peut nous rendre libres. Etre vrais les uns avec les autres, entre les groupes, entre les états pour servir des relations plus justes et pour faire advenir une vie démocratique réelle.

Sans la justice et la fraternité, sans la vérité et la paix, la liberté des peuples et des personnes n'a pas d'avenir. tenir ensemble toutes ces composantes permettra d'ouvrir un avenir aux générations futures. Nous croyons que c'est possible dans le quotidien de notre vie et ça commence dans nos familles !

L'avenir de l'humanité : le pardon !

Pour arrêter l'enchainement de la violence, Jésus-Christ et l'histoire des peuples nous apprennent qu'il faut encore y ajouter le PARDON. Il permet de rétablir des relations fraternelles entre nous, entre les nations : l'Allemagne et la France et dans une même nation : l'Afrique du Sud.

heureux ceux qui pardonnent

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Jean-Paul II

Paris, 8 avril 2005
action catholique ouvrière
COMMUNIQUE DE PRESSE

L'Action Catholique Ouvrière est reconnaissante à Jean-Paul II de l'énergie qu'il a déployée tout au long de son pontificat pour prôner une économie juste et au service de l'Homme.

Le libéralisme capitaliste asservit la personne humaine et conditionne le développement des peuples aux forces aveugles du marché en aggravant, depuis leurs centres de pouvoir, la situation des pays pauvres avec des changements insupportables... Ce sont les termes de Jean Paul II lors de son voyage à Cuba en 1998. Les différentes déclarations, qu'il a pu faire sur ce sujet au cours de son pontificat, n'étaient pas occasionnelles ou opportunistes mais bien le reflet de son souci des plus pauvres et des plus démunis.

Ces paroles ont donné du sens à notre engagement missionnaire auprès des hommes et des femmes du monde ouvrier. Ces paroles gardent toute leur pertinence car nous savons que le fossé continue de se creuser entre pauvres et riches du Nord comme du Sud. Nous attendons de l'Eglise des signes forts en faveur d'une réelle justice sociale.Car sans justice il n'y a pas de paix possible comme le disait le Pape dans son message du ler janvier 2002. Recherchant le respect de la dignité de tout homme, nous attendons de l'Eglise qu'elle appelle à faire des choix politiques, économiques et sociaux qui mettent l'Hornme au centre comme Jean-Paul II le prônait.

Nous alimentant à cette source qu'est l'Evangile, nous sommes aux côtés de ceux qui se battent pour leur dignité. Nous sommes avec eux dans leur refus d'une société impitoyable pour les plus fragiles. Comme le dit le concile de Vatican II, à propos de la place de l'Eglise dans le monde C'est le service de l'homme qui est premier, c'est l'homme qu'il s'agit de sauver, c'est la société qu'il s'agit de renouveler

Le secrétariat national

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Banlieues

Qui dira :Nous avons du respect pour vous ?

Depuis le début du mois, nous connaissons des événements qui chaque nuit mettent à mal les quartiers et les banlieues. Ils suscitent des réactions de toutes sortes : peur, racisme,propos d'exclusion, incompréhensions, désarroi, tristesse colère.

Nous, chrétiens, présents dans les quartiers, rassemblés dans les mouvements d'enfants, de jeunes, d'adultes, et en Mission ouvrière(1), voulons prendre la parole.

La violence, où est-elle vraiment?

Quand 6 millions de personnes vivent dans notre pays avec moins de 600 euros par mois,
Quand des familles sont expulsées de leur logement,
Quand les dettes sont affichées dans les halls des immeubles,
Quand des jeunes sont fouillés à quatre reprises dans un même trajet,
Quand on est au chômage de père en fils !

Le mépris jusqu'où ?

Quand on insulte les jeunes en les traitant de racailles, comme on le disait autrefois des ouvriers en usine,et comme on l'insinue en parlant des gens d'en bas ,
Quand on s'appelle Mohammed, qu'on habite la tour X dans la cité Y, et que même avec bac plus 5, on netrouve pas de travail,
Quand on prétend que les organisations syndicales ne servent à rien, et qu'on coupe les subventions auxassociations sous prétexte qu'elles auraient échoué sur les quartiers !

Changer en profondeur

Voilà notre réalité, celles de nos quartiers, de nos cités, de nos banlieues.
Nous ne sommes surpris ni de ce qui arrive, ni de la forme destructrice que cela prend. Mais nous savons bien que ce n'est pas de cette manière-là que les choses changeront en profondeur. Toute l'histoire du monde ouvrier le manifeste et nos vies de militants en témoignent.
C'est pourquoi nous ne sommes pas d'accord avec les violences qui se répètent chaque nuit.
Au contraire, nous appelons largement les jeunes, les enfants, les adultes à prendre une autre voie qui donnedu prix à la vie, qui mobilise pour l'emploi des jeunes, qui rend acteur de fraternité, révélateur de dignité.

Des chemins pour avancer

Nous sommes convaincus qu'il y a des chemins à emprunter pour manifester :
- L'importance des lieux de rencontre entre générations, quartiers, religions, cultures ;
- L'importance de se connaître pour chasser les peurs ;
- L'importance de s'entraider pour comprendre la complexité de ce qui se passe ;
- L'importance de tous ces lieux qui donnent la parole et permettent d'agir :mouvements, associations, syndicats et partis ;
- L'importance de mesurer la portée de nos actes et de nos paroles ;
- L'importance de puiser dans la prière la capacité du discernement et la force de la paix.

Nous sommes de ceux qui croient que le Christ, livré par amour de tous, condamné pour avoir redonnédignité aux exclus et aux méprisés, nous ouvre encore un avenir plein d'espérance.

Paris, le 10 novembre 2005
(1)La Mission ouvrière est composée de l'ACO (Action catholique ouvrière), la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne), l'ACE (Action catholique des enfants), les prêtres-ouvriers, les prêtres, diacres et religieuses en monde ouvrier.

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Une folle Espérance

à l'occasion de NOEL 2007

UNE FOLLE ESPERANCE !

Il y eut un orage avec de violents coups de tonnerre
Dieu n'était pas dans les coups de tonnerre.

Il y eut un déploiement de la force des armées romaines
Dieu n'était pas dans le déploiement de la force des armées.

Il y eut un cri de vengeance dans la nuit
Dieu n'était pas dans le cri de vengeance.

Il y eut des larmes de désespoir dans une maison
Dieu n'était pas dans les larmes de désespoir.


Il y eut l'arrivée d'un enfant
Dans une mangeoire.
Comme tout enfant
Il était germe de vie
Et Dieu était cet enfant
Dieu comme nous
Dieu avec nous.

Il n'était pas là pour arrêter l'orage
Du ciel ou des hommes.
Il était là pour être avec nous
Tout simplement
Pour nous accompagner
Dans nos folies et nos désespérances
Afin qu'elles deviennent amour et espérance.

Il n'était pas là pour tout effacer
Mais pour nous dire :
Je suis avec vous
Dans vos craintes
Dans vos espoirs
Dans vos luttes
Dans vos souffrances.

Jésus-Dieu avec nous
Non pour faire pour nous
Mais pour faire avec nous
Habiter avec nous.

C'est cette folle espérance
Que les bergers sont venus chercher à la crèche
Eux, les exclus du peuple,
Ils ont compris que cet enfant les accueillait.
L'Espérance avait pris corps

C'est cette folle espérance
Que nous continuons d'accueillir aujourd?hui !

Une folle espérance remise en cause

Malheur à celui qui n'a pas de travail... !
Malheur à celui qui ne peut payer son loyer... !
Malheur à l'étranger qui veut vivre en famille... !

Exclusions, mensonges, tueries,
Larmes, tristesse, cris.
Jésus en croix ou en enfance
A connu cette ambiance !

Une folle espérance que nous vivons aujourd?hui?.

Jésus ressuscité c'est Jésus avec nous :
Notre espérance ne peut mourir.
Avec lui, nous bâtissons la communion des vivants
Qui fait de nous des solidaires
Et brise nos solitudes.

Comme les bergers de la crèche,
Jésus nous relance dans l'avenir
Lorsque nous réveillons la justice, l'accueil et l'amour,
Lorsque nous remettons l'homme au centre des décisions.

Message proposé par les membres de la Mission ouvrière

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Rencontre nationale 2006

MESSAGE DU MOUVEMENT

Ecoute cette vie qui frémit, avenir de l'humanité qui, depuis les origines, naît du secret de l'amour entre un homme et une femme.
Sens-tu vibrer ce monde ?
Il n'est pas toujours facile à comprendre.
Et pourtant, tu y prends ta place,
tu deviens créateur, acteur, tu donnes le meilleur de toi-même
Tu as besoin de te nourrir, de travailler.
Tu as aussi besoin d'attention, d'affection, d'écoute.
Tu découvres que pour grandir, il te faut aimer et être aimé.

Ton bonheur, tu ne le trouves pas quand tu te replies sur toi. C'est en prenant la vie avecses difficultés, ses souffrances, mais aussi ses joies, ses espoirs, que tu construis ton humanité.Dans l'échange, tu fais l'expérience que tu n'es pas seul,
tu découvres qui tu es.
Dans le dialogue, tu peux dire je .

Aime !
Avec l'ACO, nous croyons qu'en aimant, nous rencontrons Dieu. Par Jésus, son fils, il s'est rendu proche, il se laisse découvrir, sans s'imposer.
Son amour, sa confiance te rendent libre et responsable de ta vie et de celle des autres.

Vois ce monde en constante évolution où la dignité de l'être humain est trop souvent niée.
Mets toute ton énergie créative au service de notre humanité.
Rejoins celles et ceux qui luttent contre les injustices, le racisme, le chacun pour soi.
Défends une égalité d'accès à l'éducation pour tous.
Dénonce ce qui exploite l'homme au travail.
Pense ta propre consommation à l'échelle de la planète.
Affirme haut et fort que le chômage
et la précarité ne sont pas une fatalité.
Partout, combats ce qui bafoue la dignité de chaque être humain.
Résiste avec tous ceux qui veulent bâtir une société où l'humain compte plus que l'argent.

Avec l'ACO, nous croyons que toute forme de résistance est un acte de création.
Ainsi, nous entrons dans le projet de Dieu qui a voulu l'homme à son image.


/Accueille, comme autant de richesses, les grandes diversités que tu rencontres.
Ouvre des lieux de paroles où peuvent s'exprimer les souffrances, les convictions, les espérances.
Permets à chacun de découvrir ses propres aspirations et de mettre en ?uvre ses compétences.
Toute parole échangée dans le respect mutuel construit la fraternité.

Avec l'ACO,
nous croyons que nous répondons ainsi à l'appel de Dieu et continuons son ?uvrede libération.
Nous sommes ses enfants, devenons tous des frères.

Admire notre humanité, arc-en-ciel de langues, de cultures, de convictions, de musiques.
Ouvre les yeux : vois ces hommes et ces femmes, ces jeunes, ces enfants
de ta cité, de ton quartier, de ton entreprise.
Faits d'histoires et de visages uniques et multiples, ils sont notre peuple.
Chacune et chacun est indispensable pour ouvrir des chemins de solidarité.

Avec l'ACO, nous croyons que depuis deux mille ans, Jésus est sur notre route.
Aujourd'hui encore, son Esprit fait se lever des hommes et des femmestémoins de l'Espérance.

Avec eux, soyons acteurs de fraternité,
révélateurs de dignité !

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Témoignage de Bernadette, SDF

Bernadette a partagé le témoignage ci-dessous au cours de la messe de rentrée de la Pastorale des Migrants du 1° Octobre 2006

Je m'appelle Bernadette Libanza. J'ai 39 ans, je suis célibataire.
J'étais infirmière au Congo. J'ai du quitter mon pays à cause de problèmes dans mon pays. Chez nous, les droits de l'homme ne sont pas respectés.
Dans l'é‰vangile, Jésus me dit: "Je suis le Bon Pasteur..."
Moi aussi, j'ai cette responsabilité de bon pasteur d'abord auprès de mes frères africains.
On m'a demandé de partager cette responsabilité de Pasteur, aujourd'hui, pendant cette célébration après avoir entendu l'é‰vangile de St Jean.
En tant que réfugiée, moi aussi, j'étais dans la rue comme les autres et pendant 8 mois. Depuis le 26 janvier 2006, depuis  mon arrivée en France, on nous a placés dans un foyer de nuit avec les gens de la rue. De 8 h 30 à 18 h , on nous demande de sortir du foyer Athanor cela chaque jour pendant 4 mois.
Toute la journée nous sommes donc dehors, dans la rue. Nous sommes toujours sous l'arbre à côté de la Préfecture. Je m'endormais souvent dans le jardin des plantes. C'était notre lieu...
Le week-end et les jours fériés, c'était de la fatigue pour nous.
De 12 h 30 à 17 h, nous allions ensemble à la Halte Mancelle, c'est un foyer de jour,pour manger et retirer notre courrier. J'étais avec les gens de la rue, les sans-abris, sans nourriture,sans ressource. Ce sont tous des gens en grande difficulté. Ils ont des problèmes psychologiques... Certains boivent, fument,...d'autres se droguent. Pasteur avec eux, je connaissais chacune de mes brebis, je vivais avec eux, je les aimais comme ils sont, avec leurs caprices, leur comportement, leur violence et leur chien.
C'était là ma place, avec eux.
Jésus dit encore:"j'ai d'autres brebis qui ne sont pas dans la bergerie"
Oui Jésus m'invite à aller vers les autres, à sortir du groupe des chrétiens.
Je vis ma foi, au milieu de la vie. Une foi sans oeuvre c'est une foi morte...
Ici, à l'é‰glise, nous sommes entre nous, chrétiens. Nous sommes entre nous dans la bergerie.
Mais, moi, avec les gens de la rue... j'étais sortie de la bergerie.
On ne peut pas laisser ces gens-là comme ça.
Pourquoi ne pas les aider à sortir de cette vie de la rue?
C'est notre devoir de chrétien.
C'est notre devoir de pasteur.
Pourtant, je peux dire que j'ai aimé cette vie-là... avec eux... Même si j'étais forcée d'être là avec eux. "Je suis le bon pasteur".


L'or de Noël: il est en toi

à l'occasion de NOEL 2010

Noël, Noël !
Jésus naît à notre monde
Savourons la joie de ce cadeau inoué¯,
Dans cette vie nouvelle donnée à notre Terre
S?accomplit la promesse de Dieu.

Jésus, enfant de gens ordinaires,
Devant eux, toutes les portes se ferment.
Sans doute ne valent-ils pas la peine
Qu'on leur fasse de la place.

Jésus, si fragile, vulnérable,
Dès le départ menacé,
Emmené hors d'Israël pour fuir la violence d'Hérode,
Que peut-on attendre d'un sauveur que l'on cache ?

Que peut-on attendre d'un monde injuste et dur,
Oé¹ des enfants, des jeunes,
Des femmes et des hommes
Sont fragilisés, exploités,
Rejetés,
Trop souvent découragés,
Résignés jusqu'au bout du silence ?
Ils ne font pas partie des " gagnants ",
Des " bien nés ",

En ce jour de Noël,
Quel chamboulement !
Les gens les plus petits,
Ont du prix,
Ils sont même hors de prix !
C'est ça que nous révèle l'Enfant de Noël !
T'es pas comme moi, et alors ?
Les derniers sont les premiers,
Les étrangers, les bienvenus,
Les jeunes des cités attendusLes filles, les femmes ont toute leur place,
Tous les êtres humains sont aimés :
Les vieux, les malades,
Tous également dignes,
Tous sacrés,
Ils sont à l'image de Dieu.

Jésus met à notre portée
Un Royaume nouveau,
Révolutionnaire,
Un avenir donné à notre Terre,
En pièces détachées.
Pour l'assembler, tous les Hommes sont embauchés !

Chaque geste de fraternité,
Chaque combat pour la dignité,
Le respect , le vivre ensemble,
L'accès pour tous à une culture de qualité
Le maintien des systèmes de solidarité : chômage, santé, retraites,
Chaque action contre la fermeture des écoles, des entreprises,
Des services publics,
Chaque acte de résistance à la maltraitance des enfants,
Des jeunes, des travailleurs
Qu'ils soient français ou étrangers sans papiers,
Chaque lutte en faveur de la justice sociale,
Ici et partout dans le monde,
Réalise la promesse d'alliance faite par Dieu aux Hommes :
L'amour l'emportera sur
la haine et la violence
La vie vaincra la mort.

En ce temps de Noël,
Laissons-nous embaucher,
Laissons Jésus nous rappeler l'exigence d'aimer,
Comme lui, jusqu'au bout.

Alors, apôtres de l'Amour,
Engagés auprès de ceux qui bousculent la fatalité
D'un monde voué à l'inégalité,
Habités d'une formidable Espérance,
Remplis de la joie de Noël,
Nous pouvons TOUT !

Message proposé par les membres de la Mission ouvrière(Action catholique ouvrière, Jeunesse ouvrière chrétienne,Action catholique des enfants, prêtres-ouvriers,grepo,prêtres, diacres,religieux et religieuses en monde ouvrier)

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Déclaration à l'occasion de la 97ème journée mondiale

du migrant et du réfugié - 16 JANVIER 2011

Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens

World Movement of Christian Workers

Movimiento Mundial de Trabajadores Cristianos

Weltbewegung Christlicher Arbeitnehmer


Au cours de son assemblée générale qui s'est tenue à Nantes (France) en octobre 2009, le Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens (1) a adopté un plan d'action pour les années 2009/2013 autour du thème "Les travailleurs migrants et la mondialisation ". A partir des réflexions et des actions menées par les membres de ses mouvements sur les quatre continents, il s'associe donc pleinement à cette journée mondiale du migrant et du réfugié.

Les flux migratoires sont une constante de l'histoire de l'humanité. Il est difficile, voire impossible d'empêcher la mobilité des êtres humains. De tout temps, les hommes et les femmes ont migré pour des raisons économiques, politiques, sociales, culturelles etc.

Aujourd'hui, il y a environ 200 millions de migrants internationaux dans un monde de plus de 6 milliards d'habitants, soit environ 3 % de la population mondiale. Et, comme on l'ignore bien souvent dans les pays du Nord, 80 % des migrations dans le monde se font de pays du Sud vers d'autres pays du Sud.

La libre circulation des personnes est garantie par la " déclaration universelle des droits de l'Homme " (articles 13 et 14). La réalité, hélas, est bien différente. Ainsi, par exemple, si les étudiants européens sont encouragés par des bourses à faire une année d'études dans un autre pays et donc à ouvrir leur esprit et leur regard à d'autres réalités, il n'est pas de même pour des étudiants africains ou de certains pays d'Asie.

On ne quitte pas sans raisons profondes son pays, sa culture, sa famille. La crise économique mondiale a montré qu'une économie de marché dite " libre " sans règles et sans limites ne peut créer un monde plus équitable et plus juste. Les travailleuses et les travailleurs ont été les premières victimes de cette crise, particulièrement dans le sud. L'absence de démocratie, la corruption, le manque d'avenir pour les jeunes, la misère, la faim, notamment dans le monde paysan entraîne une hausse des migrations internes (campagnes vers les villes) ou externe (vers les pays limitrophes ou bien au-delà). Alors, au péril de leur vie, des hommes, des femmes et même des enfants entreprennent un long voyage espérant trouver dans un autre pays un avenir meilleur. Certains périront en mer ou dans les sables du désert, d'autres seront dépouillés par des passeurs, des bandits. Un certain nombre restera bloqué dans les pays frontières où ils vivront dans la misère et le dénuement. Ceux qui réussissent à passer connaitront les camps de rétention, les expulsions ou la clandestinité.

La globalisation économique oblige donc à repenser les phénomènes migratoires. Il faut sortir de la vision de la migration comme un danger permanent, sortir de la peur, souvent alimenté par certains politiques, qu'elle suscite. Les politiques sécuritaires et de répression, mises en place par les pays du Nord, montrent leurs limites et à terme, sont vouées à l'échec. Il est aussi important de dénoncer l'hypocrisie qui consiste à faire la chasse " aux clandestins " alors qu'un grand nombre d'entre eux ont un emploi régulier et qu'ils participent activement à l'économie du pays d'accueil.

On ne peut accepter que la régulation des flux migratoires se fasse en fonction des seuls besoins des économies des pays du Nord, au gré du marché et contre l'unité des familles. Il n'est de solution durable que par des accords équitables négociés entre pays d'origine et d'accueil dans une visée de développement solidaire.


" Une seule famille humaine "

" Tous les peuples forment ensemble une seule communauté " (Actes 17/26)


Face à la situation des migrants aujourd'hui, nous sommes, toutes et tous appelés à une conversion progressive en faisant tomber les frontières culturelles, les clichés ; en voyant dans l'étranger un frère en humanité, une chance et non une menace pour le meilleur développement des uns et des autres.

"Tous appartiennent' à une unique famille migrants et populations locales '. Et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre dont la destination est universelle'.". Ce message du Pape Benoit XVI pour la 97ème journée mondiale du migrant et du réfugié, trouve son écho dans les nombreuses actions menées par les mouvements membres du MMTC en direction des migrants et de leurs familles : aide aux sans papiers, lutte contre le racisme, soutien aux travailleurs et aux travailleuses migrants exploités par la création de syndicats, d'associations pour la défense de leurs droits etc. Là où règne l'injustice et l'arbitraire, des membres des mouvements du MMTC avec d'autres, se battent pour la justice et pour que la place et l'apport des migrants soient reconnus dans la société.

Il ne s'agit pas de nier les difficultés, les obstacles nés de la rencontre souvent non choisie de cultures, de manière de vivre, de penser bien différentes. Des incompréhensions naissent, des conflits se font jour, des communautés de referment. La crise économique, la montée du chômage et de la pauvreté, les conditions de vie et de logement souvent dégradées viennent renforcer ce phénomène. Le vivre ensemble est alors menacé et on voit monter en Europe et dans le monde, les idéologies d'extrême droite accusant les migrants de tous les maux de la société.

Cette situation est très dangereuse. Dans une société mondialisée, la solution ne peut résider en un renfermement des pays sur eux-mêmes. Au contraire, les cultures doivent se rencontrer " par le haut " et mettre en commun ce qu'elles ont de meilleur dans un " donner et recevoir " réciproque.

C'est à cette tâche difficile que les membres des mouvements du MMTC sont attelés depuis déjà de nombreuses années convaincus au plus profond de leur être qu' " il n'y a pas d'étranger dans la maison de Dieu ". Par leurs actions, leur détermination, ils sèment les graines d'un monde futur, métissé, multiculturel où " l'homme ne sera plus un loup pour l'homme ".

C'est pourquoi le MMTC fait sienne la prière du Pape Benoit XVI pour que les " hommes et les femmes [soient] capables de relations fraternelles et [que] sur le plan social, politique et institutionnel' s'accroissent la compréhension et l'estime réciproque entre les peuples et les cultures ".

Le secrétariat du MMTC

20/12/2011

(1) le Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens est composé d'une cinquantaine de mouvements répartis sur les quatre continents.




MMTC-WMCW-WBCA 124 Boulevard du Jubilé B-1080 Bruxelles (Belgium) Betina BEATE (Secretaria General - General Secretary) eMail: betina.beate@mmtc-infor.com Jean Michel LANOIZELEZ (Tesorier - Treasurer) eMail: jeanmichel.lanoizelez@mmtc-infor.com

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Donner dignité aux migrants

Appel, à l'occasion du 1° mai, journée internationale du travail 2011

Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens
World Movement of Christian Workers
Movimiento Mundial de Trabajadores Cristianos
Weltbewegung Christlicher Arbeitnehmer

Comme d'innombrables personnes en ce moment au Japon, que l'on soit jeune et sans perspective, comme dans divers pays arabes, ou que à cause d'une oppression politique la vie devienne insupportable, comme en Côte d'Ivoire et dans bien d'autres pays : il y a beaucoup de raisons valables pour quitter son pays et chercher l'accueil ailleurs.comme d'innombrables personnes en ce moment au Japon, que l'on soit jeune et sans perspective, comme dans divers pays arabes, ou que à cause d'une oppression politique la vie devienne insupportable, comme en Cote d'Ivoire et dans bien d'autres pays : il y a beaucoup de raisons valables pour quitter son pays et chercher l'accueil ailleurs.

Les personnes qui font ce pas, ne prennent pas facilement cette décision. Elle signifie la séparation des parents et amis et des habitudes de vie, qui les retenaient dans leur pays jusqu'au moment du départ. Cette décision est souvent l'échange de l'insupportable contre l'incertain. Qui quitte son pays, pour chercher ailleurs une digne perspective, doit oser l'incalculable, se livrer sans information préalable dans les mains d'inconnus, qui souvent usent et exploitent la pression et l'ignorance de ceux qui veulent quitter leur pays.

Qui ose ce pas, surmonte souvent des frontières dangereuses, met sa vie en jeu dans des traversées pleines de risque, passe souvent des semaines et des mois dans le froid et dans le danger, traverse des régions inconnues, en souci permanent pour sa propre vie et pour le peu de biens, qu'il porte avec soi. Tout cela après les horreurs d'une catastrophe, d'une vie indigne pendant des années ou suite à une oppression politique insupportable, souvent accompagnée de torture et de menaces pour ses proches.

Beaucoup de ceux, qui veulent quitter leur pays pour une de ces raisons, n'arrivent jamais là ou ils espéraient trouver une meilleure vie. Ils meurent au cours de leurs dangereux voyages ou sont dévalisés et contraints de retourner. Ceux qui parviennent dans le pays d'accueil ne sont pas à la fin de leurs peines. Ils doivent attendre dans des camps leur régularisation ou leur reconduite à la frontière, ou bien ils restent quelque part dans le pays ? a l'insu des autorités locales. Dans la plupart des cas ils sont contraints d'accepter des emplois bien mal payés, qui sont souvent exténuants et dangereux pour la santé. Ils vivent dans des hébergements insalubres et isolés, pour lesquels ils doivent payer des loyers trop chers, sans contact suffisant avec leurs parents et ressentent le manque d'intérêt et la défiance de la part de leur entourage. Ce sont seulement quelques étapes du chemin de vie discriminatoire et douloureux, que parcourent bien des migrants et des réfugiés dans notre monde.

Ces personnes ne sont ni des criminels ni des exploiteurs, comme veulent nous le faire croire beaucoup de gouvernements. Ce sont des travailleurs, qui luttent pour leur survie.

Les personnes qui font ce pas, ne prennent pas facilement cette décision. Elle signifie la séparation des parents et amis et des habitudes de vie, qui les retenaient dans leur pays jusqu'au moment du départ. Cette décision est souvent l'échange de l'insupportable contre l'incertain. Qui quitte son pays, pour chercher ailleurs une digne perspective, doit oser l'incalculable, se livrer sans information préalable dans les mains d'inconnus, qui souvent usent et exploitent la pression et l'ignorance de ceux qui veulent quitter leur pays.

Qui ose ce pas, surmonte souvent des frontières dangereuses, met sa vie en jeu dans des traversées pleines de risque, passe souvent des semaines et des mois dans le froid et dans le danger, traverse des régions inconnues, en souci permanent pour sa propre vie et pour le peu de biens, qu'il porte avec soi. Tout cela après les horreurs d'une catastrophe, d'une vie indigne pendant des années ou suite à une oppression politique insupportable, souvent accompagnée de torture et de menaces pour ses proches.

Beaucoup de ceux, qui veulent quitter leur pays pour une de ces raisons, n'arrivent jamais là ou ils espéraient trouver une meilleure vie. Ils meurent au cours de leurs dangereux voyages ou sont dévalisés et contraints de retourner. Ceux qui parviennent dans le pays d'accueil ne sont pas à la fin de leurs peines. Ils doivent attendre dans des camps leur régularisation ou leur reconduite à la frontière, ou bien ils restent quelque part dans le pays ? a l'insu des autorités locales. Dans la plupart des cas ils sont contraints d'accepter des emplois bien mal payés, qui sont souvent exténuants et dangereux pour la santé. Ils vivent dans des hébergements insalubres et isolés, pour lesquels ils doivent payer des loyers trop chers, sans contact suffisant avec leurs parents et ressentent le manque d'intérêt et la défiance de la part de leur entourage. Ce sont seulement quelques étapes du chemin de vie discriminatoire et douloureux, que parcourent bien des migrants et des réfugiés dans notre monde.

Ces personnes ne sont ni des criminels ni des exploiteurs, comme veulent nous le faire croire beaucoup de gouvernements. Ce sont des travailleurs, qui luttent pour leur survie. A eux cette année notre attention et notre solidarité en cette journée de la fête du travail. Ils comptent parmi les plus faibles dans la société mondialisée, forces de travail à bon marché et potentiel d'emploisà disposition, ce qui rend possible dans les pays riches bas prix et hauts profits.

" Ce que vous avez fait aux plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait " (Mt 25,40). Cette parole de Jésus interpelle nos mouvements du MMTC aujourd'hui plus que jamais. En ce sens ils s'engagent dans beaucoup de pays avec et dans les syndicats et les organisations sociales, mais aussi avec les migrants pour l'amélioration de leurs conditions de vie aussi bien dans leurs pays d'origine que dans leurs pays d'accueil.

Aider " les plus petits frères " signifie lutter pour un salaire juste, pour de justes et dignes conditions de séjour, de vie et de travail ainsi que pour une situation politique, économique et sociale dans le pays d'origine, qui permette une vie digne d'être vécue.

Mais il s'agit aussi de renforcer dans les pays qui accueillent les migrants et les réfugiés du fait la prise de conscience qu'ils ont une haute valeur humaine. Leur travail doit être reconnu, la connaissance mutuelle et la vie ensemble sont un enrichissement pour tous.

Nous appelons donc tous les mouvements du MMTC et tous ceux qui reçoivent ce message, à s'engager pour une vie digne des migrants et des refugiés et contre toute discrimination et exploitation.

" J'étais étranger et vous m'avez accueilli ": cette Parole de la Bonne Nouvelle doit devenir cette année pour le MMTC, les mouvements qui y adhèrent et tous ceux qui sont ouverts à ce message la tâche la plus importante, afin que les migrants et les réfugiés partout dans le monde soient traités de manière juste et humaine et trouvent un accueil bienveillant

Le secrétariat général du MMTC.

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Psaume pour aujourd'hui

Dieu mis au monde

Je crois en un Dieu si fragile qu'il abandonne sa vie entre les mains réunies d'unhomme et d'une femme.
Je crois que ses sourires d'enfant éclairent d'une promesse d'aube le visage de l'homme et de la femme, il apaise leur c?ur et les libère de la peur.
Je crois qu'il donne de l'allégresse à leur souffle, des couleurs malgré l'obscurité qui règne, et il les met en route vers bien plus loin qu'ils n'ont jamais espéré.
Je crois qu'à la lueur de leur joie, d'autres hommes, d'autres femmes, toi, moi, nous, retrouvons dans la nuit un goé»t d'espérance.
Je crois au courage qui nous vient à nous retrouver ensemble, à la force de nos choix, à la liberté conquise et partagée, ça nous tient chaud au ventre, et ça devient un chant.
Je crois que la beauté de ce chant fait naître dans le ciel une étoile dans laquelle d'autres pauvres reconnaissent le signe d'une vie plus belle qu'ils attendaient mêmesans le savoir.
Je crois qu'à la vue de l'étoile chacun a le sentiment d'être appelé par son nom, de n'être plus " un rien ", de n'être plus un chiffre, mais un homme, une femme, unjeune ou un enfant respecté entre tous.
Je crois en la parole qu'à la lueur de l'étoile chacun de nous peut tenir, malgré la souffrance, malgré le mépris, c'est une parole ferme et forte, une parole qui porte etqui fait se lever à leur tour d'autres hommes, d'autres femmes, d'autres enfants.
Je crois en ce chant au milieu de la nuit qui rend digne les plus humbles mais que les haé¯sseurs de ce monde, les profiteurs, les dominateurs, veulent faire taire à tout prix.
Je crois en ce chant même si certains jours il n'est plus qu'un murmure à peine audible.
Je crois en ce murmure, aussi fragile qu'il soit, c'est le murmure du monde, l'onde de création qui dure depuis le premier jour, le babillage de l'enfant-Dieu né pauvre parmiles pauvres.
Je crois que cette onde de vie est Esprit qui donne à chacun d'entre nous l'audace d'être comme un ange qui vient au secours de ses frères, de ses s?urs, de sescollègues, de ses amis en détresse, un ange qui éclaire et qui console, qui est lesourire et les mains de l'enfant-Dieu qui rit.
Je crois qu'à force de paroles échangées, de combats partagés, d'entraides et de fêtes, le " nous " se noue en nous comme une certitude capable de mettre en cendres lesplus noires solitudes.
Je crois qu'à chaque fois que l'homme, la femme, l'enfant, toi, moi, nous, entrons en lutte pour nous arracher au désespoir et devenir un peu plus humains, la nuit sedéchire, la peur s'étiole, les anges chantent, l'enfant naît :

Gloire! Gloire !dans les cieux!
Des hommes, des femmes, des enfants,
ont une fois encore mis Dieu au monde.

Message de la Mission ouvrière en collaboration avec les membres du secrétariat national
ACE, ACO, Diacres, GREPO, JOC, Prêtres ouvriers, Prêtres en monde ouvrier, religieuses en monde ouvrier, Délégués nationaux.

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Les Etincelles de Noël

à l'occasion de NOEL 2012

Dans la nuit noire de Bethléem,
Marche un couple d’étrangers.
Ils sont là, loin de chez eux.
Ils ne possèdent rien. Accablés, ils ne savent où aller.
Marie, enceinte, sait bien que son enfant arrivera sous peu.
Quelle étincelle de courage et d’espérance
Leur a permis d’avancer seuls, tous les deux,
A la recherche d’un abri pour cette naissance ?

Dans la nuit noire de Bethléem,
Un enfant a vu le jour dans la nudité de la pauvreté.
Un Sauveur ! Promesse de Dieu à son peuple désespéré.
Cette nuit, le ciel s’est illuminé.
Seuls des gens simples, des bergers
Sont témoins de la nouvelle annoncée.

Jésus est né,
C’est Noël !

Aujourd’hui, dans notre monde, multiples sont les nuits.
Crise économique, maladie, conflits
Assombrissent nos lendemains, l’inquiétude nous envahit.
Saurons nous voir l’étincelle qui jaillit
Dans l’obscurité de nos souffrances ?
Au fond de notre détresse, sa présence
Nous invite à nous lever vers plus d’espérance.

Nombreuses sont les étincelles à s’allumer.
Avec les jeunes initiateurs de projets,
Acteurs de leur avenir en chantier.
Avec les enfants qui ne cessent de créer
Le monde de demain qu’ils auront à inventer.
Grâce à toi et tous les autres, par la parole libérée,
Par nos combats défendant la dignité.

Forts de nos solidarités, de notre amitié,
Ensemble nous pouvons rester debout et avancer
En voyant, enfin, dans le quotidien de nos nuits,
L’aube qui luit.

Tel un feu d’artifice, que cette nuit de Noël,
Nous inonde de mille étincelles !
Afin que chacun de nous y trouve sa petite lumière
d’Espoir et de Force qui l’éclaire.

A Bethléem, un enfant est né dans la nuit.
Plus tard, dans son pays on entendit parler de lui.
Autour de Jésus les foules se rassemblaient.
Sa parole relevait
Le petit, le pauvre, le rejeté.
N’hésitant pas à aller vers celui qui voulait l’écouter,
Il guérissait, redonnait joie et espérance,
Révélant l’amour de Dieu pour tous les Hommes en abondance.

Sa parole nous invite, aujourd’hui comme hier,
A regarder les autres comme des frères,
Sans les laisser dans la galère.
A accueillir leurs différences,
Pour en faire une chance.

Enfants, jeunes ou adultes, nous croyons
Qu’avec l’audace de nos actions,
De nos luttes, nous faisons reculer la misère,
Le mépris et l’indifférence sur notre terre.

Enfants, jeunes ou adultes, nous croyons
Qu’avec l’audace de nos actions,
De nos luttes, nous faisons reculer la misère,
Le mépris et l’indifférence sur notre terre.

Nos gestes d’amitié, d’encouragement,
Nos résistances à la fatalité pour plus d’humanité,
Nous font avancer avec patience et persévérance
Vers un monde éclatant de justice, de paix et de fraternité.

Espérance, étincelle d’Utopie ou d’Amour ?

Etoile de Noël,
Eclate en mille étincelles !
Etoile de Noël,
Sois lumière qui envahit d’Amour nos coeurs et nos vies.
Etoile de Noël,
Sois brasier d’Espérance dans notre monde aujourd’hui.

Message proposé par les membres de la Mission Ouvrière
ACE, ACO, Diacres, GREPO, JOC, Prêtres ouvriers, Prêtres en monde ouvrier, religieuses et religieux en monde ouvrier, Délégués nationaux.

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Aujourd'hui, Noël se renouvelle

à l'occasion de NOEL 2016

ll était une fois...

ll était une fois une simple jeune femme qui s'appelait Marie.

Elle était belle Marie, belle comme toute femme qui devient maman.

Accompagnée de Joseph, elle avait quitté sa maison de Nazareth pour aller à Bethléem, dans la ville de David, participer à un recensement. Elle était sur le point d'accoucher.
Arrivés sur place, ils ont cherché un lieu pour accueillir l'enfant. C'est dans une étable que, dans la nuit, l'enfant attendu est venu dans le monde.

Un petit enfant frêle, comme tout nouveau-né. Qui aurait pu croire, en le voyant ainsi dans les bras de sa mère, que cet enfant changerait à jamais la vie des hommes ?

Non loin de là, des bergers veillaient sur leur troupeau, comme toutes les nuits. Mais, voilà que cet événement leur était annoncé à eux, de simples bergers. Quelle surprise I Les anges de Dieu leur apparurent dans une grande lumière. Le ciel battit son plein de décibels.

« Gloire à Dieu dans les cieux très hauts, et paix sur la terre pour ceux qui l'aiment ! »

Les bergers eurent d'abord très peur, mais l'un des anges leur dit :

Dans une grande hâte, les bergers allèrent voir et trouvèrent le nouveau-né. Pour eux, c'était une merveilleuse rencontre. À leur retour, ils racontèrent ce que l'ange leur avait dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce qu'ils disaient.

Cela s'est passé il y a plus de 2000 ans...

ll était une foi...

Pour Marie, la venue de son enfant est une merveille. Elle l'appelle Jésus ; ce qui veut dire Sauveur, car cette naissance est la Bonne Nouvelle tant attendue.

Pour les bergers, la venue deJésus pouvait leur sembler irréelle, mais ils rencontrent un Dieu qui vient chez eux, dans une étable, un Dieu qui aime les hommes au point d'épouser leur condition, leurs fragilités. Les bergers, ces hommes « rejetés » sont touchés.

Cette Bonne Nouvelle aurait pu rester confidentielle. Les bergers sont les premiers àl'annoncer.

Chaque année cette Bonne Nouvelle se renouvelle.

Message proposé par la Mission Ouvrière : l'Action Catholique desEnfants (ACE), la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), l'ActionCatholique Ouvrière (ACO), les prêtres ouvriers, le Groupe de Rechercheet d’Etude en Pastorale Ouvrière (GREPO), les religieuses, les prêtres,les diacres et les laïcs en lien avec le monde ouvrier et les quartierspopulaires, les délégués régionaux et nationaux de la Mission Ouvrière

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